Page principale.

 

Le Borinage

   Mines du Borinage

   Levant de Flénu

   L'accident du Fief

   Sociétés Boraines

 

Le Centre

   Mines du Centre

   Charb. de  Ressaix

   Bois-du-Luc

   Sociétés du Centre

 

Le Pays Noir

   Mines du Pays Noir

   Le Bois du Cazier

   Sacré-Madame

   Sociétés carolos

 

Le Hainaut

   Immigration Italienne

   La CECA

 

Le mineur au 19ème

   Les métiers

   Lampes : historique

   Quelques notions

 

 

Page principale

 

 

LA CECA

Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier


Entre les deux guerres, le charbon et la sidérurgie faisaient toujours la prospérité de la Belgique. La part wallonne y était essentielle, la flandre s’avérant alors faiblement industrialisée.

Après la guerre, le 18 avril 1951, la France, la RFA, l’Italie et le Benelux signèrent, à Paris, le traité instituant la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA). En dépassant les anciennes rivalités, le but était de créer une Europe unie et de placer l’industrie du charbon et de l’acier au centre de la vie économique. La CECA devait permettre une croissance régulière, la libre circulation des produits, le respect de la concurrence, ainsi que l’amélioration du niveau social des ouvriers.

L’ouverture des frontières développa considérablement les échanges de charbon entre les pays signataires. Ce qui eut pour conséquence de faire chuter fortement le prix du charbon compromettant ainsi la rentabilité de nombreux puits. D’autres problèmes se posaient pour les charbonnages belges : l’épuisement des gisements et l’étroitesse des veines, les équipements dépassés et les salaires élevés pratiqués en raison de la pénurie de main-d’œuvre.

Sous la pression des sidérurgistes, le gouvernement belge subsidia l’industrie charbonnière. En dépit des dédommagements octroyés par la CECA et l’état belge, l’industrie charbonnière était fortement touchée par la diminution des recettes. Commença alors la fermeture des charbonnages les moins rentables dans l’espoir de sauver les autres. En 1957, contrairement aux autres membres de la CECA, les bassins houillers belges étaient toujours excédentaires et devaient donc exporter. La concurrence des charbons américains et du pétrole se faisait aussi sentir. En 1960, on constatait que le pétrole, importé en forte quantité du Moyen-Orient, surpassait le charbon en matière de fourniture énergétique. Le bouleversement fut total vers 1970, avec l’arrivée du gaz naturel. Malgré un plan de reconversion initié par la CECA dès 1958, le déclin était inévitable. 

Le charbon ayant constitué un tissu industriel et économique sur lequel la Wallonie s’était développée. Tous les secteurs liés à l’industrie charbonnière furent affectés. Au niveau belge, des mesures de réduction de la production charbonnière entraînèrent la planification de la fermeture des charbonnages wallons. Initialement prévu pour 1981, mais reporté à plusieurs reprises, c'est en 1984 que le roton, dernier charbonnage wallon ferma. La CECA ayant eu ainsi raison des charbonnages wallons. Le traité, quant à lui, pris fin en juillet 2002.