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S.A. des CHARBONNAGES DE SACRE-MADAME A DAMPREMY


Ce fut en 1609, que l'on exploita officiellement pour la première fois du charbon à Dampremy. Le Mayeur de Dampremy, Bertrand Bady, avait reçu la permission de "Tirer houille". En 1709, un dénommé François Sacré exploita, une veine à laquelle il donna son nom : la Veine Sacré. En 1760, Madame Renson reçu du Baron de Ladoz, une partie de ses exploitations charbonnières de Dampremy. Les exploitations se nommèrent alors "Sacré-Madame". Mais c'est en 1838 que la société fut constituée en société anonyme (la S.A. des charbonnages de Sacré-Madame).

Les puits des charbonnages Sacré-Madame à Dampremy (vers 1850).

La société exploitait alors 265 hectares de concession, constitués de plusieurs cayats, de faibles profondeurs : cayat Petit Moscou (79 m), cayat Grand Moscou (188 m), cayat Gérard (208 m), ... ainsi que plusieurs puits  : fosse Désirée (232 m), fosse Ste-Barbe (618 m), puits des Piges (115 m), puits Ste-Elisa (140 m), … En 1839, commença le creusement du puits St-Théodore.

En 1864, la société racheta le siège de la Blanchisserie aux Charbonnages Réunis de Charleroi (l'exploitation de ce siège se fera jusque 1961). En 1924, la société racheta la société des Charbonnages de Monceau-Bayemont et Chauw-à-Roc, formant ainsi plus de 450 hectares de concession. La production en 1929 était de 340.000 Tonnes de charbon, le personnel employé était de 2.264 ouvriers.

Après la guerre 1940-45, pour mieux résister, la société fusionna avec les Charbonnages du Mambourg pour s'appeler la S.A. des Charbonnages Mambourg, Sacré-Madame et Poirier Réunis à Charleroi. Dans les années 1950, cette société employait plus de 3.500 ouvriers pour une production annuelle de 670.000 Tonnes de charbon. Mais ça la société, comme les autres charbonnages Belges, n'échappa guère au déclin. Elle ferma successivement les puits : St-André et St-Charles en 1958, le n°2 du Sacré-Français en 1959, les Hamandes en 1960 et Blanchisserie en 1961. En 1972, suite à l'arrêt du son dernier puits, le "St-Théodore" à Dampremy, la société cessa toutes activités.

 

Vue panoramique (fin du 19ème siècle). A gauche le siège dit "Sainte-Barbe" de la S.A. des Charbonnages Sacré-Madame. Ce siège fut d'abord exploité à 140 mètres, pour plus tard atteindre une profondeur de 618 mètres. Il était situé entre Charleroi et Dampremy, sur la chausée de Bruxelles.

Le puits Sacré-Français.

Charbonnage fond piges

Charbonnage du Grand Mambourg.

Blanchisserie